De leerling filmt de leraar film

In onze samenleving wordt “het geven” geassocieerd met “verliezen”. Wanneer we iemand iets geven, zijn we ervan overtuigd dat we zelf iets verliezen namelijk wat we gegeven hebben. In het boeddhisme is het omgekeerd: geven is krijgen. 🙂 Wie onbaatzuchtig geeft zonder iets terug te verwachten zal daar de vruchten van plukken al is het niet altijd zichtbaar . 😉

Konrad Kosan is leraar film en kreeg een vraag van zijn ex-leerling om een “dag uit het leven van een filmleraar en zenleraar”  te filmen. Gedeelde kennis  en zie daar een mooi cadeau! Ian Van Theemsche is nu student aan  het Narafi en maakte dit portret van zijn leraar film . Het resultaat mag er zijn, proficiat aan Ian en een dikke merci van de dojo van Halle!

Vivre dans le samsara

I

Récemment, dans le kiosque d’une gare française, mon regard a été attiré pendant quelques secondes par la couverture de « philosophie magazine » avec une question criarde, en gras et en rouge « Comment vivre bien quand le monde va mal? »

Ma première réaction fut celle un peu dédaigneuse : encore ! C’est vraiment du typiquement grand média! Comment les philosophes pouvaient-ils se rabaisser à un tel niveau de complaisance ?

Nous le savons bien: les média et leur effet « d’agrandissement », de «re-cadrage » et donc de « dramatisation » nous reconstruisent un réel où on a l’impression que, en effet, « tout va mal » . Nous sommes trop souvent dupe (ou tout simplement inconscient) de la déformation qu’opère les média sur notre regard du réel: la crise économique, le marasme politique, la montée des populismes de tout genre, la perte des valeurs éthiques, les guerres, les attentats, les régimes totalitaires et leur main prise sur les populations…. mais également la violence dans nos propres rue, dans les familles que l’on côtoie… le mal vivre esquissé jour après jour par les média est en effet effrayant à voir.

Après un moment de réflexion vient à mon esprit la question suivante: est-ce que finalement le monde n’a-t-il pas toujours été ainsi ? Bouddha lui-même, il y a 2500 ans, faisait déjà le constat de « dukkha » : la vie en soi (le monde) est insatisfaisante. Il y a maladie, vieillissement et au bout de compte pointe la la fin inéluctable. Donc oui : le monde « va mal » et cela est en soi une loi naturelle. Tout est question de regard.

Puis me venait à l’esprit le problème de la violence souvent perçu comme première cause du mal et dont tout le monde affirme que cela « s’empire ». Néanmoins l’ouvrage du psychologe et linguiste Américain Steven Pinker, « The Better Angels of Our Nature : Why Violence Has Declined » (2011 – non traduit en français) prouve de façon étonnante et avec des méthodes scientifiques que globalement dans toute l’histoire de l’humanité la violence est en déclain ! Cet ouvrage est à recommander à tous ceux qui auraient tendance à porter un regard sombre sur le monde et tous ses maux.

Donc que voulaient dire nos philosophes avec ce titre énigmatique ? Qu’est-ce qui va mal ? Est-ce la bonne question ? Est-ce que poser la question en des termes plus justes ne serait-il pas le début du remède ? Toutes ces réflexions, toutes ces observations, toutes ces rêveries et impressions à partir d’un simple titre de magazine me laissaient pantois. J’étais vraiment intrigué et finalement après quelques jours je décidais d’acheter le magazine pour en avoir le coeur net et de voir ce que nos philosophes avaient à dire à ce sujet.

II

Première surprise : la question sur la couverture n’était pas ce que j’avais vu (ou cru voir) mais : « Peut-on aller bien dans un monde qui va mal ? » Je laisse ici aux psychanalystes l’analyse de ce glissement du sens qui s’est subtilement opéré en moi à mon insu…

Deuxième surprise : le magazine propose diverses lectures du même thème avec plusieurs philosophes importants à l’appui. Les rédacteurs n’y vont pas de main morte : l’antique Boèce est appelé à la rescousse pour nous éclairer. Un encart spécial propose des extraits de son ouvrage « La Consolation de la Philosophie » (524) . Rien que pour ces extraits l’achat du magazine se justifie ! Puis en le feuilletant d’autres noms prestigieux sautent aux yeux: Noam Chomsky, André Compte-Sponville… Nous sommes donc en bonne compagnie 😉 Loin ici, la banalisation des grands média, la dramatisation bon-marché…

Troisième surprise : le philosophe Michaël Fœssel (professeur à l’Ecole Polytechnique) tente, avant de « refaire le monde », de nous guider dans ce que ce terme veut dire. Finalement il en arrive à dire que, « le monde est ce qui nous sauve, non ce qui doit être sauvé ». J’ai alors le net sentiment que ici nous avons quelque chose à apprendre.

Dans l’article qui ouvre le dossier l’auteur, Alexandre Lacroix, ne se fait pas d’illusion : le monde a toujours été plus ou moins mal. Donc la question revient à dire : comment faire avec ? Cinq pistes différentes sont analysées. Première piste : le détachement. Sa forme : le retour à la nature comme une façon radicale de (re)trouver l’équilibre perdu. Henry David Thoreau et son fameux ouvrage « Walden » sont ici la grande source d’inspiration. 160 ans après de nombreuses personnes y trouvent encore refuge. La deuxième piste serait la voie inverse (non sans risque d’ailleurs): « plonger dans le coeur noir du monde » comme l’a fait la philosophe et mystique Simone Weil dans les années ’30 qui laissa tomber une brillante carrière d’académicienne pour travailler à l’usine et partager le sort des travailleurs. Ses écrits à partir de cette expérience sont encore aujourd’hui une source d’inspiration. Troisième voie possible entre ces deux extrêmes : participer au monde (et à ses maux) et en même temps « s’en moquer éperdument ». Avec Winston Churchill comme exemple, apprendre à « faire la sieste » en temps voulu ! Avec Sartre se dessine une quatrième piste : « La philosophie sartrienne a un effet libérateur. Elle invite en effet à transformer chaque écueil en promontoire. » La cinquième voie a Imre Kertész et Albert Camus comme guide, la voie de la créativité artistique ; celle de créer un autre monde : « pourquoi ne pas composer à partir d’une réalité personnelle quelque chose qui s’opposera à la roue écrasante et impersonnelle de l’histoire en marche. (…) Le monde va mal ? Même avec des bouts de ficelle, créons-en un autre. »

Toutes ces idées me plaisent bien et m’inspirent… Néanmoins j’ajouterai à tout cela ce qui pourrait être une sixième voie que l’auteur de l’article n’a pas vu: la voie du Bouddha. Vivre dans ce monde imparfait et limité avec la sagesse de l’éveil et la compassion du bodhisattva. C’est-à-dire : créer la bonne distance par rapport à lui. Ni attaché au monde, ni indifférent à lui. Et à partir de là, re-dessiner son rapport à l’autre.

III

Ce qui m’intrigue chez les philosophes, ce que j’en perçois à travers les différents articles du magazine, c’est leur esprit profondémment « chercheur », je dirai même, fouineur. Je sais que dans le zen on se méfie (est-ce à juste titre?) de tout ce qui touche au monde des idées. Leur aspect limités, construits, artificiels peut en effet, très vite aboutir à de purs jeux intellectuels déconnectés du réel… Néanmoins, ici, je découvre chez eux une analyse aigüe vis à vis des problèmes de sociétés, un réel soucis de penser juste. Et cela me plaît bien ! Les moyens mis en œuvre sont bien sûr différents et leur « pratique » n’est pas la même (quoique nombreux sont-ils à également pratiquer une ou l’autre forme de méditation). Au fond ils sont également soucieux d’alléger les souffrances et de « constituer un monde habitable » (Michaël Fœssel)

Je crois même que nous, pratiquants du zen, auraient une leçon à apprendre d’eux : c’est de toujours remettre en question ce qui semble être « acquis par la pensée commune (les média!) et de se dire qu’il y a toujours quelque chose de neuf à inventer dans le quotidien – à partir des grandes traditions « des idées ». L’écrivain Isabelle Sorente l’exprime ainsi : « Le cours du monde nous rend modestes… J’ai trouvé, au fil des années, un grand soutien dans la philosophie stoïcienne. Marc Aurèle défend quatre valeurs essentielles : le courage, la sagesse, la persévérance et la justice. Jusque-là tout le monde est d’accord. Mais ces valeurs ne deviennent intéressantes que lorsqu’on se demande comment les vivre au quotidien. C’est dans ce passage de la théorie à la pratique que le choses deviennent passionnantes et intenses. »

Mediteren dient tot niets

Waarom mediteren?

Mediteren dient tot niets!

En precies daarin ligt zijn kracht! De boodschap is vandaag moeilijk verkoopbaar. En toch is het zo!

We hebben geleerd om al ons doen en laten, al ons denkwerk in functie te stellen van onze verlangens, van hetgeen we in het leven willen bereiken en hetgeen we absoluut moeten vermijden.

Dat heeft zo zijn prijskaart die vandaag voor velen niet meer te houden is. Deze puur ego-gerichte aanpak zorgt voor een constante stress, een vlucht vooruit, een ontworteling uit het eigen Zelf. We lopen naast onze schoenen!

Mediteren is het lawaai van alle stemmen in ons hoofd dempen. Er niet meer van afhankelijk zijn. Zich er niet meer mee identificeren. Ze niet meer slaafs volgen.

Opvallend hoe auteur Marnix Pauwels in zijn autobiografie Vrij – minder denken lichter leven (Uitgeverij. Lucht, 2016) schrijft hoe hij zijn verslavingen en angsten overwonnen heeft door dit boeddhistisch standpunt te ontdekken: “Jij bent niet wie of wat je denkt.

Mediteren dient tot niets. Mediteren is niet zomaar een nieuw activiteit van het ego. Mediteren is precies dat ego eens loslaten. Daarom mag mediteren tot niets dienen! Anders wordt het weer een instrument om onze opgewonden zelf in de dolle ratrace te handhaven en schiet het zijn “doel” voorbij.

Dat niets is uiteindelijk de stilte toelaten. De stilte in zichzelf omarmen. De stemmen van ons hoofd niet meer volgen.

De bekende Chan-meester Wanshi uit de XIIe eeuw schreef in zijn aanwijzing voor de meditatie:

“Silently dwell in the self, in true suchness, abandon conditioning. Open-minded and bright, without defilement, simply penetrate and drop off everything.”

Daarin ligt precies de kracht van het niets dat bevrijdend werkt.

Ontmoetingen met opmerkelijke mensen

Zuise, een formaliteit?

In de zomer 2015, na de Dharma-overdracht in de Gendronnière raadde mijn leraar, Roland Yuno Rech, mij aan om de Zuise-ceremonie in Japan te gaan uitvoeren. “Het is niet verplicht,” zei hij mij nog, “maar het zou goed zijn dat je die zou doen.” Uiteindelijk besloten Pascal-Olivier Kyosei Reynaud en ikzelf om Zuise samen te gaan doen. Lees verder Ontmoetingen met opmerkelijke mensen

Wat is het nut van een meditatieweekend ?

Er bestaan veel misverstanden omtrent onze beoefening. Met onderstaande lijst doen we een poging die misverstanden uit de wereld te helpen. Dit is het tweede deel van een artikel. Deel 1 bevindt zich hier.

10 goede redenen om een sesshin te volgen (deel 2)

6. Zichzelf ontmoeten

Door onze ego-gerichte gewoontes leven wij meestal naast onszelf. Door de drukte van alle activiteiten verliezen we onze meest fundamenteel behoefte uit het oog: in harmonie treden met zichzelf. “Sesshin” betekent “zijn eigen geest raken”.

7. Waakzaamheid ontwikkelen

Zen betekent “concentratie”. Zich concentreren op één ding tegelijkertijd. Niet multitasken! Tijdens een sesshin leer je met geduld zich op één handeling per keer te concentreren en hiermee waakzaamheid te ontwikkelen. Voor zichzelf en ten aanzien van de anderen. De omgeving. Waakzaamheid is één van de poorten naar fundamenteel geluk.

8. Leren poetsen

Naast de meditatie is één van de kernactiviteiten van een sesshin, de samu. Dit zijn alle dagelijkse karweien die nodig zijn zoals koken, poetsen. Iedereen kan die activiteiten aanleren. We hebben geen specialisten nodig. In de samu kanaliseert men de energie die men verkgrijgt tijdens de meditatie in de juiste richting. Eénmaal volbracht geeft samu een grote voldoening. In de kunst van de samu ligt ook de essentie van het werk vervat.

9. Soetra’s chanten en bestuderen

Een sesshin is de gelegenheid om in contact te komen met de oude soetra’s (leerredes) van Boeddha en van de traditie. ’s Morgens na de eerste zazen reciteren we enkele van deze soetra’s. Het chanten van soetra’s is één van de kernactiviteiten van monniken en nonnen in tempels en kloosters. Ook in dit ritueel gebeuren kan men een groot bevrijding ervaren. De poëzie van deze eeuwenoude teksten (sommigen meer dan 1500 jaar oud) resoneert in ons en verwerkelijkt zich opnieuw, verandert beetje per beetje onze ego gerichte zienswijze.

10. De weg van de bevrijding beoefenen

Om te mediteren trokken Boeddha en zijn leerlingen een speciaal kleed aan: de kesa. Tijdens een sesshin concentreren we ons ook op het naaien van de kesa en van de rakusu (mini-kesa). Ook hier kan iedereen hieraan deelnemen. De kesa drukt de transformatie (van zazen) uit.

Gemaakt uit stukken stoffen die niet meer bruikbaar zijn, worden ze volgens een patroon van rijstvelden aan elkaar genaaid door middel van kleine puntjes (rijstkorrels). De kesa naaien is een grote concentratie-oefening: lichaamshouding en ademhaling zijn ook hier belangrijk.

Op die manier drukt de kesa de hoogste dimensie uit van het menselijk leven: ontwaken. Op het einde van elke ochtend zazen reciteren we samen de kesa-soetra. Daarin wordt de kesa omschreven als: kleed van de grote bevrijding, veld van onbegrensd geluk”.

Meditatieweekend van 20 tot 22 mei in Rosario: Meer info

(credit foto: Olesya Kushnarenko)